Marie Marvingt

LES SPORTS


       
"La vie sportive de Mlle Marvingt est la plus extraordinaire qui soit. Natation,          cyclisme, alpinisme, aéronautique, aviation, équitation, gymnastique, athlétisme, escrime, jeux d’adresse, il n’est pas un sport où elle ne brille, et presque toujours au premier rang. Partout où il faut du sang-froid, du courage, de l’adresse, à l’aérodrome, à la montagne, à la mer, à la salle d’armes, on la rencontre et l'on admire."

​                                                                         Armand Rio, Lectures pour tous, 4 avril 1913


       "Un étrange besoin de se dépenser l’habitait. Un besoin de réussir mieux que les autres, de triompher avec éclat des difficultés de la vie. Ce besoin fit d’elle une admirable sportive, unique en son genre."

                                                                        Georges Gygax, L’Illustré, 24 avril 1958

Avec l'extraordinaire éclectisme dont elle témoigne et ses nombreux exploits omni-sports, on ne s'étonne pas quand l'Académie des Sports décerne à Marie Marvingt, par une flatteuse exception, sa Grande Médaille d'Or au titre de tous les sports. Elle reste la seule lauréate de l'Académie des Sports pour tous les sports, de 1910 jusqu'à nos jours.

Au moment de ce grand honneur, elle avait déjà surpassé toute une division militaire pour être nommée premier tireur par le Ministre de la Guerre, se voyait parmi les cinq meilleures alpinistes féminines au monde, possédait 20 premiers prix des Sports d'Hiver en ski, patinage, luge, bobsleigh. Elle avait aussi gagné des prix, établit les records, et montré son excellence dans divers domaines de sport. 

En  1908, Marie décida de faire le Tour de France. On lui a dit non, c'est pour les hommes.  Comme "l'impossible n'est pas Marvingt," d'après elle, elle fît son Tour derrière l'équipe. Des 114 concurrents en 1908, seulement 36 ont finit le parcours. Ou, 37, avec Marie.

Athlète tout au long de sa vie, Marie Marvingt jouissait d'une vitalité peu commune. A l'âge de 86 ans, elle a endossé un lourd sac à dos et s'est mise à faire à bicyclette Nancy-Paris aller-retour. Toute seule. Parce que? Parce que c'était son genre, c'était Marie Marvingt. Et elle le voulait.


         “Il n’est point de saison qui ne soit pour cette intrépide jeune femme, qu’anime incessamment la fièvre  de l’action, une saison de sport.  Dès que l’hiver fait rentrer au garage la bicyclette et l’auto, et force le canot et le skiff à prendre leurs quartiers sous le hangar, Mlle Marvingt passe aussitôt l’inspection de ses patins et de ses skis et file vers le royaume éblouissant des neiges disputer la palme aux Américaines sur les pistes blanches des Alpes et des Vosges.”
                                                                      Armand Rio, Lecture pour tous, 4 avril 1913